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Newsletter IA#48 : 27 Janvier 2025

SOMMAIRE

1- L'Espagne se positionne comme leader technologique avec 150 millions d’euros pour l’IA
2- Donald Trump abroge le décret Biden sur l’encadrement de l’IA
3- Le Royaume-Uni se lance dans la modernisation des services publics grâce à l’IA
4- French Tech : une nouvelle direction face à un écosystème sous pression
5- La Chine rattrape les États-Unis dans la course à l’IA Générative
6- eIDAS2 : L’IA au cœur de la sécurité des identités numériques européennes
7- DeepSeek bouscule l’IA et inquiète les marchés financiers mondiaux
8- Elon Musk critique le projet Stargate de Donald Trump
9- La Journée internationale de l’éducation 2025 : l’IA au cœur des enjeux éducatifs mondiaux


L’Espagne se positionne comme leader technologique avec 150 millions d’euros pour l’IA

Un plan d’investissement ambitieux pour le numérique


Lors de la 15ᵉ édition du forum Spain Investors Day, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, accompagné de la secrétaire d'État au Commerce, Amparo López, a réaffirmé son ambition de faire de l’Espagne "la meilleure économie du monde" d’ici 2025. Dans cette optique, le gouvernement a décidé de renforcer ses investissements dans les technologies numériques, avec une enveloppe supplémentaire de 150 millions d’euros en subventions pour les entreprises développant et intégrant l’intelligence artificielle (IA). Une partie de ces fonds, soit 20 millions d’euros, sera spécifiquement destinée aux PME, soulignant la volonté de soutenir les entreprises locales et de promouvoir une innovation inclusive. Ce plan vise à positionner l’Espagne comme un leader technologique européen, tout en stimulant la compétitivité économique à l’échelle mondiale.

Des investissements technologiques sans précédent pour transformer l’économie


Depuis plusieurs années, l’Espagne a engagé des investissements massifs pour accélérer sa transition numérique et technologique. Le ministre de la Transformation numérique et de la Fonction publique, Óscar López, a rappelé que le gouvernement avait déjà consacré 40 milliards d’euros à des secteurs stratégiques tels que l’IA, la 5G, la 6G, le HPC (High Performance Computing) et la cybersécurité. Parmi les initiatives phares figurent la stratégie nationale sur l’IA, qui mobilise 1,5 milliard d’euros, et le programme de relance Perte Chip, qui injecte plus de 12 milliards d’euros pour soutenir l’industrie des semi-conducteurs et de la microélectronique. Ces initiatives témoignent de l’engagement de l’Espagne à devenir une destination incontournable pour les entreprises et les investisseurs internationaux cherchant à s’inscrire dans une dynamique d’innovation technologique.

Une structure dédiée pour accélérer l’innovation et les investissements


Pour garantir l’efficacité et la rapidité de ces investissements, le gouvernement espagnol a mis en place la Société espagnole pour la transformation technologique (SETT). Dotée d’un budget de 16 milliards d’euros, cette entité vise à faciliter les initiatives technologiques d’envergure. Elle finance des projets clés comme le laboratoire Intel-BSC, le Hub audiovisuel espagnol et le premier centre de conception Cisco en Europe. La SETT agit également comme un guichet unique, permettant aux investisseurs d’analyser les risques et les opportunités dans des secteurs comme l’IA, la robotique, les technologies quantiques ou les semi-conducteurs. Ce modèle de centralisation est conçu pour renforcer la confiance des investisseurs tout en accélérant l’implémentation des innovations.

L’Espagne dévoile ses premiers modèles d’intelligence artificielle publics et multilingues


L’Espagne ne se contente pas de stimuler les investissements : elle veut également développer ses propres solutions technologiques. Lors de l’événement "HispanIA 2040", le président Pedro Sánchez a annoncé le lancement des premiers modèles d’intelligence artificielle (IA) publics et multilingues. Ces modèles de Large Language Models (LLM), accessibles depuis le site Alia.gob.es, ont été conçus pour répondre à des besoins spécifiques en langues régionales comme le catalan, le galicien, le valencien et le basque, en plus de l’espagnol. L’objectif est de combler les lacunes des modèles existants, comme ChatGPT ou Gemini, qui sont principalement entraînés en anglais.
Deux applications pilotes illustrent déjà le potentiel de ces modèles : un chatbot interne pour l’Agence fiscale espagnole, visant à accélérer les démarches administratives, et une application médicale destinée à améliorer le diagnostic précoce de l’insuffisance cardiaque. Ces projets reflètent la volonté du gouvernement de mettre l’IA au service de l’administration publique et des citoyens, tout en développant une expertise locale dans ce domaine stratégique.

Une ambition affirmée sur la scène internationale


Avec cette stratégie combinant investissements massifs, partenariats public-privé et innovation technologique, l’Espagne s’affirme comme un acteur incontournable dans le domaine des nouvelles technologies. Cependant, le succès de cette transformation dépendra de la capacité du pays à surmonter des défis techniques, à attirer des talents qualifiés et à continuer d’innover face à la concurrence mondiale. Si ces ambitions sont menées à terme, l’Espagne pourrait devenir un modèle de référence pour les pays cherchant à associer innovation technologique, développement économique et inclusion sociale

Donald Trump abroge le décret Biden sur l’encadrement de l’IA

Un décret controversé révoqué dès l’arrivée au pouvoir


Le 30 octobre 2023, l’administration Biden avait adopté le décret exécutif 14110, une réglementation inédite visant à encadrer le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle aux États-Unis. Ce texte imposait des garde-fous stricts, notamment des tests de sécurité et des mesures pour limiter les biais algorithmiques, tout en favorisant un usage responsable et éthique de cette technologie. Il avait également conduit à la création de l'Institut américain de sécurité de l’IA, chargé de développer des lignes directrices pour l’usage de l’IA dans l’administration fédérale et au-delà. Hier, dès son investiture, Donald Trump a révoqué ce décret, déclarant qu’il était "impopulaire et radical", en phase avec la position de son parti, Les Républicains, qui qualifie cette régulation de "frein dangereux pour l’innovation".

Un changement d’orientation technologique radical


Contrairement à son prédécesseur, Donald Trump défend une approche non interventionniste en matière de régulation technologique. Dans son programme électoral, il a affirmé que le développement de l’IA devait être guidé par des principes de "liberté d’expression" et de "progrès humain", sans les restrictions imposées par des politiques réglementaires. Soutenu par les dirigeants de grandes entreprises de la Silicon Valley, présents lors de sa cérémonie d’investiture, Trump entend donner davantage de liberté aux développeurs et aux entreprises technologiques pour accélérer l’innovation, quitte à assouplir les exigences en matière de sécurité et de transparence. Cependant, la suppression de l’Institut de sécurité de l’IA reste en suspens, ce qui suscite des incertitudes quant au futur des initiatives de régulation aux États-Unis.

Des inquiétudes croissantes chez les progressistes


La décision de Donald Trump de supprimer le décret 14110 a généré une vague de critiques dans les cercles progressistes et parmi les défenseurs de politiques publiques. Alondra Nelson, membre du Center for American Progress, a souligné que "sans alternative réfléchie", cette abrogation prive les citoyens américains de protections essentielles face aux risques de l’IA. Les enjeux incluent la gestion des biais discriminatoires, la transparence des systèmes automatisés et la sécurité des consommateurs. Pour Nelson et d’autres experts, cette absence de cadre réglementaire pourrait exacerber les dangers de l’IA et limiter son potentiel à créer des bénéfices sociétaux à grande échelle.

Un impact mondial sur la régulation de l’IA


L’abrogation du décret Biden par Trump pourrait également avoir des répercussions au-delà des frontières américaines. En l’absence d’un cadre réglementaire solide aux États-Unis, d’autres régions, notamment l’Europe, pourraient renforcer leur leadership en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle, grâce à des textes comme le Règlement européen sur l’IA. En choisissant de laisser le secteur évoluer sans régulation contraignante, les États-Unis prennent un pari risqué qui pourrait influencer leur rôle dans le paysage mondial de l’intelligence artificielle, tout en intensifiant le débat sur les limites entre innovation et responsabilité.

La citation IA du jour

“L'IA n'est pas seulement une technologie, c'est une responsabilité. Nous devons la développer avec la transparence et la sécurité au cœur de chaque décision.”

Sam Altman

Le Royaume-Uni se lance dans la modernisation des services publics grâce à l’IA

Une réforme technologique pour réduire les dépenses publiques


Le 21 janvier 2025, le gouvernement britannique a annoncé un plan ambitieux visant à introduire l’intelligence artificielle (IA) dans les services publics afin de moderniser des systèmes de gestion dépassés qui coûtent 53 milliards d’euros par an à l’État. Développé par le ministère de la Science, de l’Innovation et de la Technologie, ce nouvel ensemble d’outils d’IA sera mis à disposition des fonctionnaires. Parmi les applications prévues figure l’analyse accélérée des réponses aux enquêtes publiques, un processus actuellement sous-traité pour 100 000 livres sterling par enquête. Ces outils devraient permettre d’importantes économies tout en optimisant l’efficacité des services publics.

Des outils pratiques pour les fonctionnaires et un meilleur partage des données


Parmi les outils prévus figurent un service de transcription sécurisée pour les réunions, des solutions d’aide à la préparation de briefings, et un assistant juridique pour accompagner les administrations. En parallèle, le gouvernement veut promouvoir un meilleur partage des données entre les administrations et les collectivités locales, une initiative essentielle pour moderniser l’ensemble des services publics. Selon un rapport publié par Bain & Company le même jour, près de 50 % des services publics britanniques ne sont pas encore accessibles en ligne, et l’utilisation de technologies obsolètes génère des coûts de maintenance disproportionnés.

Une stratégie souple face à la réglementation de l’IA


Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ambitionne de faire du Royaume-Uni un leader mondial de l’IA, en attirant les plus grandes entreprises technologiques. Contrairement à l’approche stricte adoptée par l’Union européenne avec l’AI Act (en vigueur depuis août 2024), Londres adopte une stratégie flexible. Starmer a déclaré : "Nous allons tester et comprendre l’IA avant de la réglementer, afin de garantir une approche proportionnée et basée sur des données scientifiques." Ce positionnement pragmatique vise à encourager l’innovation tout en maintenant un cadre réglementaire léger pour favoriser la compétitivité.

Un objectif ambitieux pour redéfinir le secteur public


En modernisant ses services publics et en investissant dans l’IA, le Royaume-Uni aspire à devenir un modèle mondial d’innovation technologique. Si le succès de cette initiative dépendra de son exécution, elle pourrait transformer l’administration publique, réduire les coûts pour l’État, et améliorer les services offerts aux citoyens.

L’outil IA du jour

ToolFormer
Développé récemment par Meta AI, ToolFormer est un modèle d’intelligence artificielle capable d’utiliser des outils externes de manière autonome, comme des calculatrices, des traducteurs ou des moteurs de recherche. Contrairement aux modèles classiques, il sait quand et comment utiliser ces outils pour résoudre des tâches complexes nécessitant des calculs précis ou des informations actualisées, tout en restant économe en ressources. Cet outil ouvre la voie à une nouvelle génération de modèles plus polyvalents et pragmatiques.

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French Tech : une nouvelle direction face à un écosystème sous pression

Un écosystème en ralentissement
Depuis son arrivée en octobre 2024 à la tête de la French Tech, Julie Huguet fait face à une situation complexe. Après un record de 13,5 milliards d’euros levés en 2022, les financements privés des start-up françaises continuent de baisser, atteignant seulement 7,8 milliards d’euros en 2024, selon le baromètre EY publié le 13 janvier. Ce recul de 7 % par rapport à 2023 est moins brutal que le 38 % enregistré entre 2022 et 2023, mais le rebond espéré n’a pas eu lieu. Certaines figures du secteur, comme Ynsect, Devialet ou Klaxoon, peinent à maintenir leur leadership, cette dernière étant en passe d’être rachetée par l’américain Wrike.

Des signes de résilience malgré tout
Malgré ce contexte difficile, le nombre d’opérations reste stable avec 712 levées en 2024, contre 715 en 2023, ce qui témoigne d’un écosystème encore actif. Toutefois, la chute marquée du second semestre (3,5 milliards d’euros, −14 %) par rapport au premier (4,3 milliards) illustre un environnement économique incertain pour les start-up. Julie Huguet devra relancer la dynamique de financement tout en s’adaptant aux défis actuels pour soutenir les jeunes pousses françaises face à la concurrence internationale.

Les chiffres IA du jour

  1. Marché de l'IA : En 2023, le marché mondial de l’IA était évalué à 207,9 milliards de dollars et devrait atteindre 1 394 milliards d’ici 2030, avec une croissance annuelle de 26,5 % (Grand View Research).

  2. Investissements : En 2024, les investissements mondiaux en IA ont atteint 90 milliards de dollars, avec une forte adoption dans la santé, la finance et les technologies de consommation (IDC).

  3. IA générative : Ce segment a généré 13 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 109 milliards d’ici 2030 (Bloomberg Intelligence).

La Chine rattrape les États-Unis dans la course à l’IA Générative

Une percée chinoise spectaculaire dans l’IA


Fin décembre 2024, la start-up chinoise DeepSeek a publié un modèle d’IA générative qui rivalise avec les meilleurs du marché, comme ceux d’OpenAI. Sa particularité ? Un coût de développement extrêmement réduit : seulement 6 millions de dollars, contre 3 milliards de dollars pour OpenAI en 2024. Cette prouesse remet en question l’efficacité des sanctions américaines visant à limiter l’accès de la Chine aux puces électroniques avancées pour l’intelligence artificielle. Elle illustre aussi l’ingéniosité des entreprises chinoises pour contourner les obstacles technologiques et économiques.

Une course aux investissements colossaux


Le 20 janvier 2025, dès son investiture, le président américain Donald Trump a lancé le projet « Stargate », un plan ambitieux visant à injecter 100 milliards de dollars – et jusqu’à 500 milliards sur quatre ans – dans l’infrastructure nécessaire au développement de l’IA, en particulier pour soutenir OpenAI. De son côté, la Chine accélère également avec des subventions massives des gouvernements locaux pour renforcer ses capacités en IA et concurrencer les États-Unis.

Un duel technologique mondial


Le face-à-face entre les États-Unis et la Chine dans l’IA dépasse la simple innovation : il s’agit d’un enjeu stratégique où chaque puissance veut dominer une technologie clé du XXIe siècle. Si les États-Unis disposent d’une avance technologique et de ressources massives, la Chine prouve qu’elle peut rattraper son retard grâce à des solutions économiques et efficaces, bousculant ainsi l’équilibre de cette compétition mondiale.

eIDAS2 : L’ IA au coeur de la sécurité des identités numériques européennes

Des menaces croissantes avec la centralisation des données


Le portefeuille numérique eIDAS2 centralisera des informations sensibles, comme des documents d’identité ou des données bancaires, exposant ces données à des cyberattaques sophistiquées. Les méthodes de fraude, telles que les deepfakes biométriques, la falsification de documents et les vols d’identifiants, deviennent des outils privilégiés pour les cybercriminels. Alors que ces innovations renforcent l’inclusion numérique, elles augmentent également les défis en matière de sécurité et nécessitent une réponse technologique avancée.

L’IA comme bouclier contre la fraude


L’intelligence artificielle (IA) révolutionne la sécurisation des identités numériques grâce à ses capacités à analyser des données en temps réel et à détecter des fraudes complexes. Les technologies comme la biométrie dynamique identifient des anomalies subtiles dans des vidéos, tandis que la vérification documentaire renforcée et l’analyse comportementale permettent de repérer des manipulations ou des comportements suspects. Ces outils, combinant détection et anticipation, rendent la fraude plus prévisible et offrent une protection proactive.

Allier sécurité, fluidité et éthique


L’IA aide les institutions financières à équilibrer sécurité et expérience client. Grâce à une évaluation dynamique des risques, elle ajuste les contrôles : un utilisateur fiable bénéficie d’une procédure simplifiée, tandis qu’un profil suspect subit des vérifications renforcées. Cette approche garantit une sécurité accrue tout en respectant le règlement européen sur l’IA (EU AI Act), qui impose des normes strictes en matière de transparence et d’éthique.

Vers un écosystème numérique de confiance


Le succès d’eIDAS2 repose sur la capacité à sécuriser les identités numériques face à des fraudes sophistiquées. En adoptant une IA éthique et innovante, les acteurs du secteur peuvent non seulement protéger leurs utilisateurs, mais aussi bâtir une infrastructure numérique européenne fondée sur la confiance et la responsabilité.

DeepSeek bouscule l’IA et inquiète les marchés financiers mondiaux

Une avancée technologique disruptive


La start-up chinoise DeepSeek a dévoilé un modèle IA basé sur l’architecture Mixture-of-Experts, combinant performance et coûts réduits grâce à des puces abordables et des technologies open source. Rivalisant avec des géants comme OpenAI, ce modèle offre une accessibilité sans précédent aux développeurs et entreprises, menaçant les approches coûteuses des leaders actuels.

Répercussions sur les marchés mondiaux


L’annonce de DeepSeek a provoqué un vent de panique sur les marchés : à Tokyo, les actions de producteurs de semi-conducteurs ont chuté, tandis que le Nasdaq 100 a perdu près de 2,5 %. Ces réactions reflètent l’incertitude croissante autour de la viabilité des investissements massifs réalisés par les entreprises américaines et japonaises dans l’IA.

Implications géopolitiques et économiques


En contournant les restrictions technologiques américaines grâce à l’open source, DeepSeek souligne l’intensification de la compétition mondiale. Cette innovation renforce les tensions entre les États-Unis et la Chine et pousse l’industrie à réévaluer ses stratégies en faveur de modèles plus accessibles et économiques.

Elon Musk critique le projet Stargate de Donald Trump

Des accusations sur le financement


Elon Musk a critiqué le projet Stargate, présenté par Donald Trump, visant à développer des infrastructures d’IA aux États-Unis avec un investissement total de 500 milliards de dollars. Musk affirme que les entreprises partenaires, comme SoftBank, Oracle et OpenAI, manquent de fonds pour financer ce projet. Selon lui, SoftBank ne disposerait que de 10 milliards de dollars, ce qu’a immédiatement démenti Sam Altman, patron d’OpenAI, en l’invitant à visiter un premier chantier déjà en construction.

Des tensions personnelles et professionnelles


Ce différend illustre la rivalité croissante entre Musk et Altman, anciens cofondateurs d’OpenAI. Musk, désormais à la tête de xAI, concurrent direct d’OpenAI, accuse Altman de s’être allié à Microsoft contre ses intérêts. Pendant ce temps, xAI projette de construire le plus grand superordinateur du monde à Memphis, renforçant ainsi la compétition dans le domaine de l’IA générative.

Un duel technologique et stratégique


La querelle entre Musk et Altman dépasse les différends personnels : elle symbolise la compétition féroce pour le leadership technologique, où des projets comme Stargate redéfiniront les infrastructures d’IA et les positions de pouvoir à l’échelle mondiale.

La Journée Internationale de l’éducation 2025 : l’IA au coeur des enjeux éducatifs mondiaux

L’IA comme opportunité éducative


Lors de la Journée internationale de l’éducation célébrée le 24 janvier 2025, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a appelé les 194 États membres à investir dans la formation des enseignants et des élèves pour un usage réfléchi de l’IA. Elle a insisté sur le fait que cette technologie doit être un outil au service de l’autonomie et du bien-être des apprenants, sans remplacer les dimensions humaines et sociales de l’apprentissage.

Un usage encore mal encadré


Une étude de l’UNESCO de 2023 révèle que seuls 10 % des écoles et universités encadrent l’utilisation de l’IA, alors que 2/3 des élèves des pays riches l’utilisent déjà pour leurs travaux scolaires. Par ailleurs, les restrictions technologiques en classe augmentent, avec 40 % des pays interdisant désormais les téléphones à l’école, contre 24 % en 2023, illustrant un équilibre délicat entre innovation et régulation.

Encadrement mondial et défis essentiels


L’UNESCO, pionnière en matière d’encadrement de l’IA, a adopté des normes éthiques dès 2021 et des référentiels pour l’éducation en 2024, fixant notamment un âge minimum de 13 ans pour l’utilisation de l’IA en classe. Cependant, elle rappelle que 25 % des écoles primaires n’ont pas d’électricité et que 60 % ne sont pas connectées à Internet, soulignant l’urgence de ne pas négliger les infrastructures essentielles dans les efforts d’innovation technologique.

Bravo !

Si vous êtes arrivé au bout, vous savez tout ce qu’il y’a à savoir sur l’IA cette semaine…jusqu’à la prochaine !

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