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Newsletter IA #47 : 20 Janvier 2025
SOMMAIRE
1- Perplexity AI : Le défi d'un "moteur de réponse" face à Google
2- Meta et WhatsApp : Une révolution IA avec des chatbots et personnages personnalisés
3- Maki : 26 millions d’euros pour révolutionner le recrutement avec l’intelligence artificielle
4- Mercedes-Benz et Google : une collaboration pour un agent IA révolutionnaire dans la navigation
5- Une arnaque IA coûte 823 000 euros à une Française
6- Servier et Google : un partenariat pour révolutionner la recherche médicale grâce à l'IA
7- La France prépare le sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle : une ambition mondiale
8- Neura Robotics lève 120 millions d’euros pour révolutionner la robotique humanoïde
9- Rachida Dati : “La culture aura toute sa place au sommet sur l’IA à Paris”
①
Perplexity AI : Le défi d’un “moteur de réponse” face à Google
En s'appuyant sur une approche conversationnelle unique, Perplexity ambitionne de redéfinir l'expérience de recherche en ligne et de concurrencer les géants du secteur comme Google.
Objectifs et portée de Perplexity
Perplexity, fondé par Aravind Srinivas, se distingue par son positionnement en tant que "moteur de réponse". Contrairement aux moteurs de recherche traditionnels, Perplexity ne fournit pas de listes de liens mais des réponses claires et directes aux questions des utilisateurs. Cette approche simplifie l’expérience utilisateur et réduit le temps nécessaire pour accéder à l’information recherchée. De plus, Perplexity s’appuie sur des sources de données spécifiques, comme les contenus issus de X (anciennement Twitter), pour offrir des insights souvent absents des résultats de Google. Avec plus de 15 millions d’utilisateurs actifs, ce modèle novateur témoigne de l’intérêt croissant pour des solutions alternatives aux moteurs traditionnels.
Technologie et synergies au service de l'innovation
Perplexity adopte une approche publicitaire différente, ciblant les phases initiales du parcours utilisateur grâce à des annonces sponsorisées adaptées aux questions posées. Contrairement à Google Ads, orienté vers des conversions immédiates, Perplexity mise sur l’engagement en amont, une stratégie attrayante pour les annonceurs visant à influencer les décisions au stade exploratoire. Cette stratégie s’intègre avec des initiatives comme "Shop Like a Pro", une fonctionnalité récente permettant aux utilisateurs Pro aux États-Unis d’acheter directement des produits sans quitter la plateforme. Cependant, pour rivaliser avec Google Shopping Ads, Perplexity devra améliorer ses outils, notamment en intégrant des avis d’utilisateurs, des recommandations algorithmiques, et des descriptions produits plus détaillées.
Applications et limites actuelles
Malgré ses nombreux atouts, Perplexity montre des limites. Le moteur est particulièrement efficace pour répondre aux recherches simples et informatives, mais il peine à traiter des requêtes complexes nécessitant des analyses approfondies ou des recommandations spécialisées. Par exemple, il peut ne pas offrir des réponses exhaustives pour des recherches comme "comparer les meilleures assurances habitation" ou "organiser un itinéraire sur-mesure". En outre, bien que Perplexity cite systématiquement ses sources, celles-ci ne sont pas toujours jugées suffisamment spécialisées ou pertinentes par les utilisateurs, ce qui peut nuire à la fiabilité perçue du service.
Une étape prometteuse dans un marché compétitif
Le succès fulgurant de Perplexity illustre une dynamique encourageante dans un marché dominé par des géants comme Google et Meta Platforms Inc.. Avec une valorisation passée de 1 milliard à 9 milliards de dollars en un an grâce à une levée de fonds de 500 millions de dollars, l'entreprise affirme son potentiel dans un secteur où l'innovation est cruciale. Cependant, pour s'imposer durablement, Perplexity devra surmonter ses défis techniques et publicitaires, tout en continuant à étoffer ses fonctionnalités pour rivaliser avec les outils avancés de ses concurrents.
En conclusion, Perplexity AI représente une alternative disruptive dans le paysage des moteurs de recherche, offrant une nouvelle manière d'interagir avec l'information. Toutefois, son succès dépendra de sa capacité à évoluer rapidement face aux attentes des utilisateurs et aux avancées des géants du secteur.

②
Meta et WhatsApp : Une révolution IA avec des chatbots et personnages personnalisés
Meta prépare une refonte majeure de WhatsApp en y intégrant des fonctionnalités d'intelligence artificielle avancées, notamment des chatbots et la création de personnages IA personnalisés.
Objectifs et portée des nouvelles fonctionnalités IA
WhatsApp, sous l'impulsion de Meta, est sur le point de déployer un outil de chatbot IA testé actuellement en version bêta pour Android. Cette nouveauté ne se limite pas à une simple interaction textuelle : une des quatre nouvelles fonctionnalités sera exclusivement dédiée à l'IA, avec l’ajout de personnages célèbres IA et de thèmes variés regroupant d'autres figures.
Outre les discussions assistées par IA, WhatsApp proposera bientôt des outils comme des recherches améliorées ou encore la génération d’images et d’autocollants directement via l’interface principale. Cette mise à jour vise à élargir les capacités de la plateforme pour enrichir l’expérience utilisateur tout en exploitant le potentiel de l’IA générative.
Technologie et synergies au service de la personnalisation
L’une des fonctionnalités phares à venir sera la possibilité de créer son propre personnage IA directement dans WhatsApp, sans passer par l’outil AI Studio d’Instagram. Bien que les fonctionnalités IA aient déjà été discrètement introduites dans l’onglet des discussions, Meta prévoit désormais de les rendre plus accessibles via une mise à jour majeure.
Ces nouveautés s’intégreront harmonieusement à la plateforme tout en coexistant avec les options actuelles, qui seront désormais regroupées dans un onglet "Simplifié". Celui-ci, conçu pour faciliter la création de communautés, sera accessible depuis la section « Chats ». Cette approche démontre la volonté de Meta de fluidifier l’usage de ces outils tout en enrichissant l’expérience utilisateur sur WhatsApp.
Applications et perspectives futures
L’arrivée de l’IA sur WhatsApp ouvre de nombreuses opportunités : en plus des interactions avec des chatbots IA thématiques, les utilisateurs pourront exploiter les capacités de génération d’images et d’autocollants personnalisés, renforçant ainsi la dimension créative de l’application. Cette évolution positionne WhatsApp comme une plateforme multifonctionnelle intégrant des outils de productivité, de création et de divertissement basés sur l’IA.
Cependant, ces fonctionnalités pourraient ne pas être disponibles immédiatement pour tous. Meta pourrait limiter l’accès dans un premier temps aux pays où les outils d’IA sont déjà pris en charge, afin d’évaluer leur performance avant un déploiement global.
Une version bêta exclusive et une révolution en préparation
Pour les utilisateurs souhaitant tester ces fonctionnalités, la version bêta est actuellement téléchargeable sur Google Play, bien que les inscriptions soient actuellement fermées en raison de limites fixées par Meta. Ces restrictions témoignent d’une volonté de lancer un déploiement maîtrisé, avant une éventuelle intégration dans la version live de WhatsApp.
En intégrant ces outils d’IA dans WhatsApp, Meta fait un pas décisif vers une transformation majeure de sa plateforme de messagerie, combinant des innovations technologiques et une expérience utilisateur enrichie. Si ces fonctionnalités tiennent leurs promesses, elles pourraient redéfinir l’usage des applications de messagerie en les rendant plus interactives, créatives et personnalisables.

La citation IA du jour
L'IA devrait permettre aux médecins d'être encore plus humains avec leurs patients.
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Maki : 26 Millions d’euros pour révolutionner le recrutement avec l’intelligence artificielle
La start-up française Maki accélère son développement avec une levée de fonds majeure, visant à perfectionner ses assistants intelligents et à renforcer sa présence internationale.
Des assistants IA pour automatiser le recrutement
Maki développe des agents conversationnels d’intelligence artificielle capables d’automatiser les différentes étapes du recrutement. Ces outils personnalisables permettent aux entreprises d’évaluer les candidatures, de tester les compétences des candidats (comme l’anglais ou la résolution de problèmes numériques) et de gérer les entretiens via des interactions vocales, textuelles ou visuelles grâce à des avatars numériques. Ces assistants sont conçus pour s’adapter aux besoins spécifiques des entreprises et accélérer leurs processus de sélection. Parmi les clients de Maki, on retrouve des noms prestigieux comme BNP Paribas, McDonald’s, H&M, Deloitte et Nespresso.
Une approche éthique et responsable
Bien que l’automatisation du recrutement puisse inquiéter, notamment en raison d’un manque perçu d’humanité, Maki garantit que le recruteur humain reste au cœur de la décision finale. Les assistants IA se contentent de fournir des recommandations objectives, tout en limitant les biais liés au genre, à l’âge ou à l’ethnicité. Cette approche a été validée par un audit réalisé en 2024 par l’État de New York, qui a confirmé que les outils de Maki génèrent moins de biais que des recruteurs humains. De plus, la start-up s’assure que toutes ses pratiques respectent le Règlement général sur la protection des données (RGPD), en obtenant notamment le consentement des candidats pour chaque étape du processus.
Vers une amélioration continue des agents IA
Avec cette nouvelle levée de fonds, Maki prévoit d’améliorer encore ses agents conversationnels en exploitant les millions de données de candidatures fournies par ses clients. Ces données permettront d’affiner les algorithmes pour rendre les interactions encore plus performantes et adaptées aux besoins des entreprises. En parallèle, Maki souhaite intensifier sa présence aux États-Unis, un marché stratégique pour sa croissance, et poursuivre ses efforts d’innovation pour rester à la pointe des solutions d’IA appliquées au recrutement.
Une start-up en pleine expansion
Grâce à cette levée de fonds, Maki se positionne comme un acteur clé de l’automatisation des processus RH, offrant des solutions qui combinent efficacité, éthique et personnalisation. En répondant aux besoins des grandes entreprises tout en respectant les valeurs humaines et la réglementation, la start-up française s’impose comme une référence dans un secteur en pleine transformation.

L’outil IA du jour
HireVue
Fondée en 2004, HireVue est une entreprise américaine spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle pour le recrutement.
Description : HireVue est une plateforme d’évaluation des candidats qui combine des entretiens vidéo structurés et des algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser les compétences, les traits de personnalité et la compatibilité avec le poste. Les recruteurs peuvent utiliser cet outil pour automatiser et accélérer des tâches comme :
La présélection des candidats. L’analyse des entretiens vidéo (gestes, intonations, choix de mots). L’évaluation des compétences techniques et comportementales via des jeux ou des tests d'aptitude.
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Mercedes-Benz et Google : Une collaboration pour un agent IA révolutionnaire dans la navigation
Le constructeur allemand Mercedes-Benz intègre un agent conversationnel d’IA signé Google dans son système de navigation, une innovation qui promet de transformer l’expérience de conduite pour les futurs utilisateurs.
Une alliance stratégique pour l’intelligence artificielle automobile
En Juin 2023, Mercedes-Benz avait déjà fait un pas important en intégrant l’agent conversationnel d’OpenAI via Azure OpenAI dans 900 000 véhicules aux États-Unis dotés de l’interface MBUX. Aujourd’hui, le constructeur automobile pousse encore plus loin ses ambitions en s’associant avec son partenaire de longue date, Google, pour enrichir ses fonctionnalités d’intelligence artificielle.
Grâce à ce partenariat étendu, Mercedes-Benz bénéficiera de l’expertise unique de Google en matière de navigation et d’IA conversationnelle, en combinant des données Google Maps et un agent conversationnel développé spécifiquement pour l’industrie automobile. Ce nouvel outil sera initialement intégré à la nouvelle série CLA, prévue pour cette année, avec une extension possible à d’autres modèles équipés de l’assistant vocal MBUX.
Un agent IA pensé pour le secteur automobile
Ce partenariat repose sur une technologie développée par Google, nommée Automotive AI Agent, basée sur Gemini et entraînée sur Vertex AI. Ce système est spécialement conçu pour répondre aux besoins de l’industrie automobile, permettant une interaction fluide et naturelle avec l’assistant vocal intégré.
Concrètement, les conducteurs pourront poser des questions complexes ou successives au système de navigation, telles que : "Guide-moi vers le restaurant gastronomique le plus proche", suivi de "Le restaurant a-t-il de bonnes critiques ?" ou encore "Quel est le plat signature du chef ?". Ce niveau de détail et d’interaction conversationnelle permet de personnaliser et enrichir l’expérience utilisateur. Les réponses s’affichent directement sur l’écran embarqué, accompagnées d’un guidage précis.
Une navigation repensée pour une expérience premium
L’agent IA signé Google marque une avancée significative dans la manière dont les conducteurs interagissent avec leur véhicule. Le nouveau système sera embarqué dans les modèles dotés de la prochaine génération du système d’exploitation Mercedes-Benz, MB.OS. La série CLA sera ainsi la première à offrir cette expérience de navigation revisitée, avant un déploiement progressif sur d’autres modèles de la marque.
Cependant, cette fonctionnalité ne sera pas accessible à tous les clients Mercedes dans l’immédiat. Le constructeur précise que cette innovation sera réservée aux véhicules équipés des technologies les plus récentes, notamment ceux intégrant MB.OS et le nouvel assistant vocal MBUX.
Mercedes-Benz et Google : une révolution dans la conduite intelligente
Avec cette intégration, Mercedes-Benz et Google redéfinissent les standards de la navigation automobile en misant sur des technologies conversationnelles et des données enrichies. Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie plus large visant à transformer l’expérience de conduite, en rendant les véhicules plus intuitifs, interactifs et connectés.
Alors que le secteur automobile adopte de plus en plus d’outils d’intelligence artificielle, ce partenariat illustre la convergence des géants de la technologie et de l’automobile pour proposer des solutions à la pointe de l’innovation.

Les chiffres IA du jour
Chiffre IA du jour : 44 %
Origine : Un rapport de PwC (2024) révèle que 44 % des entreprises dans le monde utilisent aujourd’hui des outils d’intelligence artificielle générative dans leurs opérations, soit une augmentation de 26 % par rapport à 2022.
⑤
Une arnaque IA coûte 823 000 euros à une Française
L’utilisation croissante de l’intelligence artificielle dans les arnaques en ligne met en lumière les méthodes de plus en plus sophistiquées des cybercriminels. Une femme française, Anne, âgée de 53 ans, a été victime d’un stratagème élaboré combinant IA et manipulation émotionnelle, lui faisant perdre plus de 823 000 € en croyant aider une version fictive de l’acteur Brad Pitt.
Une arnaque orchestrée avec des outils générés par IA
Tout a commencé par une interaction en ligne où un escroc, prétendant être Brad Pitt, a utilisé des images hyperréalistes générées par intelligence artificielle pour rendre son identité convaincante. En se présentant comme une star de cinéma traversant des épreuves personnelles – notamment un faux diagnostic de cancer du rein – l’escroc a manipulé Anne à travers des messages sophistiqués et émotionnels.
Ces échanges incluaient des poèmes personnalisés générés par IA, qui donnaient une impression d’authenticité et renforçaient l’attachement émotionnel de la victime. Les signaux d’alarme habituels, comme l’absence d’appel téléphonique, ont été éclipsés par la qualité des messages captivants, permettant au fraudeur de tisser une relation de confiance sur plusieurs années.
Une manipulation émotionnelle méthodique
L’escroc a exploité les fragilités d’Anne, notamment son divorce récent avec un ex-mari millionnaire, pour intensifier la manipulation. Convaincue qu’elle contribuait à une cause noble, Anne a progressivement effectué des transferts financiers qui se sont accumulés sur une période de deux ans, atteignant un total de 804 000 €. Cette somme illustre l’efficacité des stratagèmes basés sur l’émotion, qui visent particulièrement les personnes dans des situations de vulnérabilité personnelle ou financière.
Anne n’a découvert la supercherie que lorsqu’elle a vu Brad Pitt en bonne santé à la télévision, aux côtés de sa nouvelle compagne. Ce choc a révélé l’ampleur de la fraude et a mis fin à des années de manipulation soigneusement orchestrée.
L’intelligence artificielle au service de la cybercriminalité
Cette affaire souligne le rôle croissant de l’IA dans les stratagèmes sophistiqués de cybercriminalité. Grâce à des technologies avancées, les escrocs peuvent désormais :
-Créer des photos et vidéos hyperréalistes pour se faire passer pour des personnalités célèbres.
-Générer des messages textuels ou vocaux convaincants à partir de modèles linguistiques comme les LLM (Large Language Models).
-Utiliser des spams intelligents et des contenus personnalisés pour cibler efficacement leurs victimes.
Des outils comme les appels vocaux simulés par IA, combinés à des publicités numériques trompeuses, permettent de construire des arnaques complexes avec une précision et une rapidité accrues. Ces pratiques alimentent un écosystème de fraude en constante évolution, où l’innovation technologique est détournée à des fins criminelles.
Un rappel crucial : rester vigilant en ligne
L’expérience tragique d’Anne met en lumière l’urgence d’une éducation numérique renforcée, indispensable pour reconnaître les signaux d’alerte lors d’interactions en ligne. Malgré l’intervention des autorités, Anne n’a pas pu récupérer les fonds perdus, soulignant la difficulté de résoudre ce type d’affaire une fois la fraude réalisée.
Dans un monde où l’IA génère des contenus de plus en plus réalistes, la prudence et le discernement deviennent des outils essentiels pour se protéger contre des fraudes toujours plus innovantes. Cette histoire est un avertissement puissant pour tous les internautes : même les échanges les plus crédibles peuvent cacher des intentions malveillantes.

⑥
Servier et Google : un partenariat pour révolutionner la recherche médicale grâce à l’IA
Le groupe pharmaceutique français Servier s’associe à nouveau à Google Cloud pour intégrer l’IA générative dans ses programmes de recherche et développement. Ce partenariat stratégique de cinq ans, officialisé le 16 janvier 2025, vise à accélérer les étapes de conception et de commercialisation des médicaments, tout en explorant de nouvelles opportunités dans la médecine de précision.
Une collaboration renforcée avec Google Cloud
Déjà implanté dans plus de 150 pays, avec un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros en 2023, Servier avait signé un premier partenariat avec Google Cloud en août 2022. Cet accord initial avait permis au groupe de construire une infrastructure technologique robuste pour sécuriser ses données et lancer des initiatives basées sur l’intelligence artificielle.
Le renouvellement de ce partenariat, cette fois axé sur l’intégration de la famille de modèles de langage Gemini de Google, marque une étape décisive pour le groupe. Cette technologie va permettre à Servier d'exploiter l'IA générative pour accélérer ses programmes de recherche, particulièrement au sein de son centre d’innovation basé sur le plateau de Saclay.
Réduire le temps de développement des médicaments
L’un des objectifs principaux de Servier est de réduire le temps de développement d’un médicament, qui peut actuellement atteindre 15 ans avant une mise sur le marché. Grâce à l’intelligence artificielle, le groupe souhaite diminuer le taux d’attrition des candidats-médicaments en maximisant les chances de succès à chaque phase du processus.
L'IA permettra notamment d’analyser de vastes quantités de données médicales en temps réel, d’identifier plus rapidement des cibles thérapeutiques prometteuses, et de sélectionner des sous-populations de patients susceptibles de répondre favorablement aux traitements en développement. Cela revêt une importance cruciale pour les maladies rares, où les besoins médicaux non satisfaits restent considérables.
Une soixantaine de cas d’usage identifiés
Servier prévoit d’étendre l’usage de l’IA générative à d’autres domaines critiques de sa chaîne de valeur. Le groupe a déjà identifié une soixantaine de cas d’usage, parmi lesquels:
-L’identification de nouvelles cibles thérapeutiques
-Le criblage précoce des molécules prometteuses.
L’augmentation des probabilités de succès des essais cliniques.
- L’accélération de la mise sur le marché des médicaments.
-La numérisation des essais cliniques, notamment pour le recrutement de patients et la gestion à distance des essais.
-Le développement de la médecine de précision, en comprenant mieux l’évolution biologique des pathologies et en affinant les formulations.
Servier et Google : un partenariat pour révolutionner la recherche médicale grâce à l'IA
Le groupe pharmaceutique français Servier s’associe à nouveau à Google Cloud pour intégrer l’IA générative dans ses programmes de recherche et développement. Ce partenariat stratégique de cinq ans, officialisé le 16 janvier 2025, vise à accélérer les étapes de conception et de commercialisation des médicaments, tout en explorant de nouvelles opportunités dans la médecine de précision.
Une collaboration renforcée avec Google Cloud
Déjà implanté dans plus de 150 pays, avec un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros en 2023, Servier avait signé un premier partenariat avec Google Cloud en août 2022. Cet accord initial avait permis au groupe de construire une infrastructure technologique robuste pour sécuriser ses données et lancer des initiatives basées sur l’intelligence artificielle.
Le renouvellement de ce partenariat, cette fois axé sur l’intégration de la famille de modèles de langage Gemini de Google, marque une étape décisive pour le groupe. Cette technologie va permettre à Servier d'exploiter l'IA générative pour accélérer ses programmes de recherche, particulièrement au sein de son centre d’innovation basé sur le plateau de Saclay.
Réduire le temps de développement des médicaments
L’un des objectifs principaux de Servier est de réduire le temps de développement d’un médicament, qui peut actuellement atteindre 15 ans avant une mise sur le marché. Grâce à l’intelligence artificielle, le groupe souhaite diminuer le taux d’attrition des candidats-médicaments en maximisant les chances de succès à chaque phase du processus.
L'IA permettra notamment d’analyser de vastes quantités de données médicales en temps réel, d’identifier plus rapidement des cibles thérapeutiques prometteuses, et de sélectionner des sous-populations de patients susceptibles de répondre favorablement aux traitements en développement. Cela revêt une importance cruciale pour les maladies rares, où les besoins médicaux non satisfaits restent considérables.
Une soixantaine de cas d’usage identifiés Servier prévoit d’étendre l’usage de l’IA générative à d’autres domaines critiques de sa chaîne de valeur. Le groupe a déjà identifié une soixantaine de cas d’usage, parmi lesquels :
-L’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.
-Le criblage précoce des molécules prometteuses.
-L’augmentation des probabilités de succès des essais cliniques.
- L’accélération de la mise sur le marché des médicaments.
- La numérisation des essais cliniques, notamment pour le recrutement de patients et la gestion à distance des essais.
- Le développement de la médecine de précision, en comprenant mieux l’évolution biologique des pathologies et en affinant les formulations.
Une avancée majeure pour la médecine de demain
En renouvelant son partenariat avec Google, Servier se positionne à l’avant-garde de l’innovation technologique dans la recherche médicale. L’IA générative, et notamment les modèles avancés comme Gemini, promettent d’accélérer les processus les plus complexes, tout en ouvrant la voie à des traitements plus précis et personnalisés.
Alors que les besoins médicaux continuent d’évoluer, cette collaboration illustre comment la convergence entre l’industrie pharmaceutique et les géants technologiques comme Google peut transformer le futur de la santé mondiale. Servier s’inscrit ainsi dans une dynamique où l’innovation scientifique et technologique devient un levier essentiel pour répondre aux enjeux médicaux les plus pressants.

⑦
La France prépare le sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle : une ambition mondiale
Les 10 et 11 février 2025, la France accueillera le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, un événement majeur destiné à positionner Paris comme la capitale mondiale d’une IA éthique, inclusive et sobre. Ce sommet, co-présidé avec l’Inde, rassemblera un millier de participants, dont des chefs d’État, des experts en IA, des dirigeants d’entreprise et des lauréats du prix Nobel.
Un événement à l'ambition internationale
Depuis le lancement de la première stratégie nationale en IA en 2018 par le président Emmanuel Macron, la France s’est imposée comme un acteur central du secteur. Ce sommet s’inscrit dans la continuité des initiatives internationales, à la suite des événements de Bletchley Park en 2023 et de Séoul en mai 2024. Selon Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique, ce sommet vise à démontrer l’attractivité de la France en matière d’intelligence artificielle tout en soulignant son rôle dans la construction d’une IA responsable et durable.
L’événement s’étendra sur une semaine complète, débutant dès le 6 février avec des journées scientifiques organisées par l’Inria et l’Institut Polytechnique, suivies d’un week-end culturel à la Bibliothèque Nationale de France et à la Conciergerie les 8 et 9 février. Les 10 et 11 février, le sommet réunira les participants au Grand Palais pour des tables rondes, des démonstrations de cas d’usage de l’IA, et une séance plénière avec les chefs d’État et représentants de la société civile.
Des invités prestigieux et variés
Le sommet accueillera un large éventail d’experts et de dirigeants influents dans le domaine de l’intelligence artificielle. Parmi les personnalités confirmées, on retrouvera Sam Altman, CEO d’OpenAI, Dario Amodei, CEO d’Anthropic, Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI, ainsi qu’Alep Alpha, représentant de l’Allemagne.
Des grands noms du monde de l’entreprise seront également présents, comme Julie Sweet, CEO d’Accenture, Mitchell Baker, CEO de Mozilla, Meredith Whittaker, présidente de Signal, ou encore Brad Smith, chairman de Microsoft.
Le sommet comptera également la présence de lauréats de prix Nobel. Parmi eux, Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind et prix Nobel de chimie 2024 pour ses travaux sur la prédiction des structures protéiques, ainsi que Daron Acemoglu, prix Nobel d’économie 2024, récompensé pour ses travaux sur les impacts sociétaux du progrès technologique.
Une IA tournée vers l’action
L’objectif affiché de ce sommet est de mettre en avant des innovations concrètes et opérationnelles dans des domaines clés comme la santé, l’éducation, le climat et la défense. La journée business, organisée en marge du sommet par Bpifrance, France Digitale, Numeum et Station F, réunira les acteurs économiques autour de projets d’IA innovants et applicables à court terme.
Selon Clara Chappaz, ce sommet sera un événement résolument tourné vers l’action, visant à transformer les débats en résultats concrets. Les participants pourront découvrir des démonstrations pratiques de cas d’usage de l’IA, mettant en lumière les opportunités qu’elle offre pour relever les défis économiques, environnementaux et sociétaux.
Une anticipation à Davos
Avant ce rendez-vous à Paris, Emmanuel Macron mettra l’intelligence artificielle au cœur des discussions lors du Forum Économique Mondial de Davos, qui se tient du 20 au 24 janvier 2025. Lors de cet événement, le président français s’efforcera de promouvoir les startups françaises en IA, comme Dust, Giskard, Mistral AI, WhiteLab Genomics, ou encore TheraPanacea.

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Neura Robotics lève 120 millions d’euros pour révolutionner la robotique humanoïde
La start-up allemande Neura Robotics, spécialisée dans les robots cognitifs et humanoïdes, a annoncé le 15 janvier 2025 une levée de fonds en série B de 120 millions d’euros. Ce financement a été mené par Lingotto, société d’investissement de la famille Agnelli, avec la participation de huit autres investisseurs, dont Volvo Cars Tech Fund, InterAlpen Partners, et Delta Electronics. Cette nouvelle levée s’ajoute aux précédentes : 55 millions de dollars en 2023 et 86 millions de dollars en 2021, portant le total à près de 261 millions de dollars levés depuis sa création.
Un robot humanoïde révolutionnaire
Basée à Metzingen, près de Stuttgart, Neura Robotics développe plusieurs modèles de robots adaptés à différents secteurs, tels que la fabrication, la logistique, et la santé. Parmi ses produits phares, on retrouve des bras articulés comme MAiRA et LARA, des engins de transport comme MAV, ou encore des assistants personnels roulants comme MiPA.
Cependant, l’innovation qui a le plus marqué est le robot humanoïde 4NE-1, dévoilé en août 2024. Mesurant 1,80 mètre, pesant 80 kg, et se déplaçant à une vitesse de 3 km/h, 4NE-1 est capable de voir, entendre et toucher grâce à des capacités cognitives avancées. Ce robot peut interagir avec des humains, manipuler des objets fragiles comme du verre, et effectuer des tâches domestiques complexes : sortir des vêtements d'une machine à laver, les repasser et les ranger. 4NE-1 est ainsi devenu le premier robot humanoïde allemand, une prouesse qui place Neura Robotics comme un précurseur dans le pays.
Une ambition mondiale renforcée par l’innovation
Avec ce nouveau financement, Neura Robotics souhaite investir massivement dans la recherche et le développement. L’objectif est de soutenir le lancement de nouveaux produits s’appuyant sur la plateforme logicielle Neuraverse, qui permet à ses partenaires de développer leurs propres applications robotiques. La start-up a également rejoint en 2024 le programme de développement de robots humanoïdes de Nvidia, accédant ainsi à la plateforme Isaac, qui offre des outils avancés pour la conception et la simulation de robots.
Cette stratégie vise à positionner Neura Robotics comme un acteur mondial majeur dans le domaine de la robotique, en rivalisant avec des leaders américains comme Tesla (et son robot Optimus), la start-up Figure AI soutenue par Microsoft et OpenAI, ainsi que des entreprises chinoises comme AgiBot et UbTech, qui enchaînent les innovations.
Relocalisation et indépendance stratégique
En février 2024, Neura Robotics a pris une décision stratégique en relocalisant la majorité de sa production chinoise en Allemagne, affirmant ainsi son indépendance et sa volonté de renforcer son ancrage européen. Ce choix reflète la volonté de la start-up de consolider sa position sur un marché mondial de la robotique dominé par les États-Unis et la Chine.
Une révolution en marche
Avec ses 120 millions d’euros levés, Neura Robotics se donne les moyens d’innover à grande échelle et d’affronter les géants de la tech dans la course à la robotique humanoïde. Grâce à des produits comme 4NE-1, à des partenariats stratégiques avec des acteurs comme Nvidia, et à sa plateforme logicielle Neuraverse, la start-up allemande se positionne comme un acteur incontournable de la robotique cognitive.
Neura Robotics ambitionne de devenir un leader mondial, capable de transformer des secteurs tels que l’industrie, la logistique, et même la vie domestique, tout en consolidant l’Europe comme un pôle stratégique de la robotique de demain.

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Rachida Dati : "La culture aura toute sa place au sommet sur l’IA à Paris"
À l’approche du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, qui se tiendra à Paris les 10 et 11 février 2025, la ministre de la culture, Rachida Dati, met l’accent sur l’importance du volet culturel dans cet événement. C’est une première pour un sommet international sur l’IA de placer la culture au cœur des débats, un geste significatif pour apaiser un secteur inquiet face à l’impact des technologies d’intelligence artificielle sur le droit d’auteur.
La culture au centre du débat sur l’IA
Pour Rachida Dati, ce sommet représente une opportunité inédite de placer la culture au cœur des discussions internationales sur l’intelligence artificielle. Le week-end des 8 et 9 février, intégré au sommet, sera dédié à des créations artistiques et des débats publics, où seront mises en avant des œuvres touchées par les problématiques liées à l’IA.
Cependant, les artistes, auteurs et producteurs restent préoccupés. Le développement des modèles d’IA générative, entraînés sur des textes, images, musiques et vidéos créés par des humains, bouleverse le secteur culturel. Ces professionnels craignent que leurs travaux soient exploités sans leur consentement ni rémunération, une menace directe pour leurs droits d’auteur.
Le rôle clé du droit d’auteur dans l’ère de l’IA
Un des points de tension majeurs réside dans le règlement européen AI Act, adopté en 2023, et les discussions sur la transparence des données utilisées pour entraîner les IA. Des acteurs du monde culturel reprochent au président Emmanuel Macron de s’être opposé à l’obligation imposée aux fabricants d’IA de dévoiler les contenus utilisés pour entraîner leurs modèles.
Face à ces critiques, Rachida Dati défend une position différente. Elle assure être engagée pour garantir la transparence et protéger le droit d’auteur lors de la mise en œuvre du texte européen. Elle évoque également des pistes concrètes, comme la création d’un modèle de gestion collective des droits, inspiré du fonctionnement de la Sacem dans l’industrie musicale, pour assurer une rémunération équitable aux créateurs touchés par l’IA.
La mobilisation de la France pour la culture face à l’IA
Pour apaiser les inquiétudes, Rachida Dati promet que la France est pleinement mobilisée pour défendre le secteur culturel. Elle affirme que ce sommet sera l’occasion de démontrer que la culture peut coexister avec l’IA et bénéficier de ces technologies, à condition que les droits des créateurs soient protégés.
En intégrant ce volet culturel au sommet, le gouvernement souhaite offrir une tribune aux créateurs pour exprimer leurs préoccupations, tout en cherchant à réaffirmer la souveraineté culturelle française face aux géants technologiques internationaux.
Un sommet pour réconcilier IA et création
En intégrant des acteurs du secteur culturel au Sommet pour l’action sur l’IA, la France ambitionne de devenir un modèle d’intégration entre technologie et créativité humaine, tout en se positionnant en défenseur d’une IA éthique et respectueuse des droits d’auteur.
Le Sommet sur l’IA à Paris sera donc non seulement un espace de démonstration des innovations technologiques, mais aussi un lieu de dialogue et de réflexion sur l’impact de l’intelligence artificielle sur la création artistique et la protection de ses auteurs.

Bravo !
Si vous êtes arrivé au bout, vous savez tout ce qu’il y’a à savoir sur l’IA cette semaine…jusqu’à la prochaine !
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